摘要:Au cours de son évolution, la tradition juridique chinoise a produit une série de lois et de règles pour encadrer les cas de successions vacantes. À cela se superposaient les différentes pratiques ou « coutumes » locales. Dans un contexte profondément marqué par un parti pris culturel en faveur des hommes, ce corpus réglementaire et « coutumier » a eu un impact significatif sur l’accès des femmes au droit de propriété. Si le statut social et le rôle joué au sein de la famille permettent d’expliquer en partie les différences observables au cas par cas, dans l’absolu, il était pour ainsi dire impossible pour les femmes d’être traitées sur un pied d’égalité avec les hommes pour ce qui concerne les biens en héritage. Aux yeux de nombreux hommes, les veuves, les filles et les belles-filles représentaient bien souvent un danger pour l’intégrité des biens d’un foyer. Comme le démontrent de nombreuses affaires judiciaires remontant à la dynastie des Qing, ces « femmes dangereuses » – les veuves en particulier – étaient régulièrement confrontées à des pressions familiales de tous ordres, qui pouvaient déboucher sur la précarisation de leur situation matérielle, sinon sur des atteintes à leur intégrité physique. Confrontées à ces « femmes en danger », les autorités ont peu à peu élaboré des réponses sur le plan juridique et plus encore symbolique, afin de leur apporter une forme de protection.
其他摘要:Over its evolution, imperial China’s legal tradition has produced as series of laws and regulations on the issue of vacant successions, which were supplemented by a host of local practices or “customs”. This body of legal and customary rules had a profound impact on the rights of women to ownership, in a context in which there existed a profound cultural bias in favor of men. Even though social status and the role played in the family circle did account for some differentiation, fundamentally, it was all but impossible for women to be treated on an equal footing with men, especially with regard to assets’ inheritance. In fact, in the eyes of male family members, widows, daughters and daughters-in-law were often considered as threats to the integrity of a household’s properties. As numerous Qing dynasty judicial cases show, these “dangerous women” –especially widows– were regularly confronted to all sorts of pressures from the families to which they belonged, which could end up jeopardizing their material and physical well-being. Confronted with this category of “endangered women”, in time state authorities devised legal tools and highly symbolic gestures in order to provide some form of protection for them.
关键词:biens des absents; ménages disparus; droits des femmes; dynastie Qing; cas judiciaires