摘要:Cet article porte sur les réponses « modernes », de nature politique, aux discours officiels de l’État mexicain qui s’efforcent de présenter du pays une image unifiée, notamment sur le plan religieux. L’activation d’anciens rites indiens, le jour de l’équinoxe de printemps, est l’occasion pour les populations locales d’affirmer une identité nationale et régionale propre (une certaine mexicanité), et pleinement inscrite dans la modernité. Mais d’un autre côté, ces mêmes rites, « modernisés » ailleurs, condensent sous les aspects de l’ancestralité une idéologie « antimoderne ». L’auteur s’interroge alors sur le statut de ces « autres modernités » qui contestent les visions unificatrices de l’histoire et des sociétés.